Comment publier un livre dans les Hauts-de-France ?

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Publier un livre dans les Hauts-de-France en 2026 suppose d'abord de bien choisir sa voie de publication

Publier un livre dans les Hauts-de-France ne signifie pas seulement trouver une maison d'édition située à Lille, Amiens, Arras, Dunkerque, Valenciennes, Boulogne-sur-Mer, Beauvais ou ailleurs dans la région. En pratique, un auteur peut publier de plusieurs façons : en visant une maison d'édition à compte d'éditeur, en passant par l'autoédition, ou en recourant à des modèles hybrides qu'il faut examiner avec prudence. La question essentielle n'est donc pas uniquement géographique. Elle consiste à savoir quel circuit correspond au manuscrit, au genre littéraire concerné, au niveau d'accompagnement recherché et aux réalités économiques du marché du livre en juin 2026.

Dans les Hauts-de-France, comme ailleurs en France, le cadre professionnel reste structuré par les mêmes fondamentaux : une maison d'édition choisit des textes en fonction de sa ligne éditoriale, de ses capacités de fabrication, de diffusion, de distribution et de commercialisation, puis investit sur un livre si elle estime le projet cohérent sur le plan littéraire, éditorial et économique. Le simple fait d'être auteur en région ne crée ni avantage automatique ni obstacle systématique. En revanche, l'ancrage régional peut devenir un atout lorsqu'il existe une adéquation réelle entre le sujet du livre, un catalogue, un réseau local du livre et certains événements littéraires ou dispositifs d'accompagnement portés en Hauts-de-France. La région bénéficie d'un écosystème structuré, soutenu notamment par la DRAC, la Région et l'AR2L, avec des éditeurs, des libraires, des auteurs et des manifestations littéraires déjà recensés dans la filière régionale. (culture.gouv.fr)

Comprendre ce que signifie réellement "publier"

Publier à compte d'éditeur

Dans le modèle classique, l'éditeur sélectionne un manuscrit, le travaille éditorialement, en assure la fabrication, la diffusion et la distribution, puis l'exploite dans le cadre d'un contrat d'édition. En droit français, ce contrat organise la cession de certains droits de l'auteur à l'éditeur, en contrepartie d'une rémunération, avec pour charge pour l'éditeur d'assurer la publication et la diffusion de l'œuvre, y compris sous forme numérique lorsque cela est prévu. Ce point est central : dans une relation d'édition professionnelle, l'éditeur ne se contente pas d'imprimer un fichier, il prend en charge une véritable mise sur le marché. (culture.gouv.fr)

Pour un auteur installé dans les Hauts-de-France, cette voie reste généralement la plus recherchée lorsqu'il souhaite bénéficier d'un travail éditorial, d'une présence en librairie, d'une inscription dans un catalogue et d'une diffusion plus structurée. Mais elle suppose de convaincre un éditeur que le manuscrit a sa place dans une collection précise. Cela vaut pour la littérature générale, l'essai, la jeunesse, la bande dessinée, le livre pratique, la poésie ou les ouvrages patrimoniaux : chaque segment a ses usages, ses contraintes et ses niveaux d'exposition commerciale.

Autoédition et édition à compte d'auteur : deux réalités différentes

Beaucoup d'auteurs confondent encore autoédition et édition à compte d'auteur. Pourtant, la distinction est importante. L'autoédition signifie que l'auteur publie lui-même son livre et assume directement les choix techniques, commerciaux et financiers. L'édition à compte d'auteur, au contraire, repose sur un prestataire ou une structure qui facture à l'auteur des services de publication. Le ministère de la Culture rappelle explicitement que ces deux modèles ne doivent pas être confondus. (culture.gouv.fr)

En 2026, cette distinction est encore plus importante qu'auparavant, car l'environnement numérique, les plateformes d'impression à la demande, les outils de mise en page assistée et les usages de l'intelligence artificielle facilitent matériellement la production de livres, mais ne garantissent ni sélection éditoriale, ni qualité du texte, ni présence réelle en librairie, ni reconnaissance professionnelle. Un auteur des Hauts-de-France peut parfaitement choisir l'autoédition pour un projet local, pratique, familial, spécialisé ou entrepreneurial. Mais il doit alors comprendre qu'il devient aussi, en partie, chef de projet éditorial, fabricant, promoteur et parfois vendeur.

Le territoire des Hauts-de-France peut aider, mais il ne remplace pas le travail éditorial

Un écosystème régional structuré

La région Hauts-de-France dispose d'un environnement du livre relativement organisé. La DRAC Hauts-de-France indique qu'elle soutient la structuration des réseaux professionnels du livre, accompagne les librairies et les maisons d'édition indépendantes et travaille avec les principales associations régionales, notamment l'AR2L, l'association des éditeurs, l'association des libraires et l'association des bibliothécaires. (culture.gouv.fr)

La signature en février 2024 d'un contrat de filière livre entre la DRAC, la Région Hauts-de-France et le Centre national du livre a renforcé cette logique de coopération. Ce cadre n'assure pas à un auteur d'être publié, mais il montre qu'en juin 2026 la région continue de traiter le livre comme une filière culturelle à structurer, avec des enjeux qui concernent les auteurs, les éditeurs, les libraires et les manifestations littéraires. (culture.gouv.fr)

Pourquoi la proximité régionale peut compter

Dans certains cas, publier dans les Hauts-de-France peut avoir du sens si le manuscrit présente un lien clair avec la région : histoire locale, patrimoine, mémoire industrielle, monde maritime, territoires frontaliers, ruralité, jeunesse, vie culturelle régionale, enquête ou récit situé dans des villes ou paysages du Nord et de la Picardie, ou encore projet documentaire destiné à un lectorat de proximité. Cela ne signifie pas qu'un éditeur régional publiera automatiquement tout texte ancré localement. Cela signifie simplement que l'adéquation entre un sujet, un catalogue et un lectorat peut être plus visible.

À l'inverse, pour un roman de littérature générale sans ancrage territorial particulier, un polar, un livre jeunesse ou un essai de portée nationale, il n'existe aucune obligation stratégique de viser exclusivement les Hauts-de-France. Un auteur peut habiter la région et être publié à Paris, à Lyon, à Marseille, à Rennes ou ailleurs. Le marché du livre fonctionne à l'échelle nationale, même si les réseaux régionaux peuvent faciliter des rencontres, des conseils et un premier repérage professionnel.

Comment une maison d'édition examine un manuscrit

La ligne éditoriale avant tout

Le premier critère reste la ligne éditoriale. Une maison d'édition ne choisit pas un texte parce qu'il est "bon" en soi dans l'absolu, mais parce qu'il correspond à son identité, à ses collections, à son public et à sa stratégie de publication. C'est pourquoi la phase de repérage des éditeurs est décisive. Avant d'envoyer un manuscrit, il faut observer le catalogue, les genres publiés, la tonalité, le niveau d'exigence, la place accordée aux premiers romans, aux textes régionaux, aux essais ou aux ouvrages illustrés.

Dans les Hauts-de-France comme ailleurs, les pratiques concrètes varient selon la taille de la structure, le nombre de collections, l'existence ou non d'un comité de lecture formalisé, le recours à des lecteurs extérieurs, le rythme de parution et les moyens humains disponibles. Il serait imprudent d'attribuer une procédure unique à toutes les maisons d'édition. Certaines fonctionnent avec une direction éditoriale très centralisée, d'autres avec des lectures croisées, d'autres encore avec des collections plus autonomes. Ce qui est généralisable, en revanche, c'est que l'éditeur cherche une cohérence entre le texte, son catalogue et sa capacité réelle à défendre le livre.

Le rôle du comité de lecture

Le comité de lecture n'est pas une institution uniforme. Dans certaines maisons, il s'agit d'un dispositif collectif de présélection ou de discussion. Dans d'autres, la décision repose surtout sur l'éditeur, la directrice éditoriale, le responsable de collection ou quelques lecteurs de confiance. Pour l'auteur, l'essentiel est de comprendre que la lecture professionnelle ne se limite pas à un jugement littéraire spontané. Elle porte aussi sur la construction du texte, son positionnement, sa lisibilité éditoriale, son potentiel de fabrication, son inscription dans un catalogue et les possibilités de diffusion.

Un bon manuscrit peut donc être refusé non parce qu'il serait mauvais, mais parce qu'il ne correspond pas au catalogue, qu'il arrive au mauvais moment, qu'il est trop proche d'un projet déjà signé, ou qu'il demanderait des moyens disproportionnés par rapport à son potentiel estimé. Cette réalité, souvent frustrante pour les auteurs, fait partie du fonctionnement normal des maisons d'édition.

Préparer un envoi de manuscrit sérieux

Ce qu'un auteur doit travailler avant toute soumission

Avant d'envoyer un manuscrit à un éditeur des Hauts-de-France ou d'une autre région, il faut d'abord stabiliser le texte. Cela implique un travail de relecture approfondi, une vérification de la structure, du style, de la cohérence narrative ou argumentative, ainsi qu'une mise en forme claire. Un éditeur peut accompagner un texte perfectible, mais il n'a pas vocation à reconstruire un projet mal préparé ou manifestement envoyé trop tôt.

Il faut ensuite préparer une présentation sobre et professionnelle : une lettre ou un courriel de soumission clair, un résumé ou synopsis selon le genre, quelques éléments bio-bibliographiques utiles, et surtout une explication de la raison pour laquelle le manuscrit est adressé à cette maison-là. En juin 2026, cet effort de ciblage est d'autant plus important que les éditeurs doivent gérer une abondance de sollicitations, tandis que les coûts de fabrication, de diffusion et de mise en place continuent de peser sur leurs arbitrages éditoriaux. Les tensions de ces dernières années sur le papier, l'énergie, la logistique et les équilibres de diffusion-distribution ont durablement renforcé l'attention portée à la viabilité des projets, même si la situation varie selon les segments et les maisons. Cette prudence sectorielle est visible dans les échanges professionnels du SNE autour de la fabrication, de l'environnement et des usages commerciaux. (sne.fr)

Pourquoi il faut cibler peu, mais mieux

Envoyer son manuscrit partout, sans distinction, produit rarement de bons résultats. Il vaut mieux sélectionner un nombre limité de maisons d'édition réellement adaptées. Pour un auteur des Hauts-de-France, cela peut inclure des éditeurs régionaux, mais aussi des maisons nationales si le projet s'y prête mieux. Le bon critère n'est pas la proximité géographique seule, mais la compatibilité éditoriale.

Publier dans les Hauts-de-France : quelles portes d'entrée concrètes ?

Les maisons d'édition régionales

La première voie consiste à identifier des maisons d'édition implantées en Hauts-de-France dont le catalogue correspond au manuscrit. L'intérêt d'un ancrage régional peut être réel pour certains textes, notamment lorsqu'il existe une connaissance fine des publics locaux, des librairies partenaires, des salons, des médiathèques et des réseaux de médiation culturelle. Toutefois, il faut éviter l'idée selon laquelle un éditeur régional serait nécessairement plus accessible, plus rapide ou plus favorable à un auteur local. Cela dépend des projets, des collections, du calendrier et des moyens de chaque maison.

Les réseaux professionnels régionaux

L'AR2L occupe une place importante dans l'écosystème des Hauts-de-France comme agence régionale du livre et de la lecture. Sans se substituer au jugement éditorial des maisons, ce type de structure contribue à la visibilité de la filière, à la circulation de l'information professionnelle et à la mise en relation des acteurs. La région bénéficie aussi d'un tissu de manifestations, de bibliothèques, de librairies et d'initiatives publiques autour du livre et de la lecture, soutenues par la DRAC et les collectivités. (ar2l-hdf.fr)

Pour un auteur, cela signifie qu'il peut utilement fréquenter les salons du livre, rencontres littéraires, résidences, lectures publiques, événements organisés en médiathèques et rendez-vous professionnels en région. Ces espaces ne garantissent pas une publication, mais ils permettent de mieux comprendre les attentes du secteur, d'observer les catalogues, de rencontrer des éditeurs et de sortir d'une vision abstraite de l'édition.

Les bibliothèques, médiathèques et événements littéraires

Dans les Hauts-de-France, les politiques publiques du livre et de la lecture restent actives en 2026, notamment à travers des contrats territoriaux, des actions de lecture publique et des événements comme les Nuits de la lecture. Ces dispositifs ne sont pas des circuits de publication au sens strict, mais ils participent à la vie littéraire régionale, à la médiation et à la visibilité des auteurs. Pour un auteur en phase d'émergence, ils peuvent constituer un environnement utile pour comprendre les publics et inscrire son projet dans un territoire. (culture.gouv.fr)

Le contrat d'édition : un point décisif avant de signer

Ce qu'il faut vérifier

Lorsqu'un éditeur souhaite publier un texte, la signature du contrat d'édition devient une étape majeure. En France, ce contrat encadre la cession des droits et les obligations de l'éditeur. L'auteur doit prêter attention au périmètre des droits cédés, aux modalités de rémunération, à l'exploitation papier et numérique, à la reddition des comptes, aux conditions de durée, aux clauses de fin d'exploitation ou de réversion des droits, et plus largement à l'équilibre général de la relation contractuelle. Le ministère de la Culture rappelle que l'évolution du cadre du contrat d'édition vise davantage d'équilibre et de transparence entre auteurs et éditeurs. (culture.gouv.fr)

En pratique, un auteur des Hauts-de-France doit lire ce contrat avec la même vigilance que n'importe quel auteur en France. La proximité régionale, si elle existe, ne doit jamais conduire à négliger l'analyse juridique et économique du texte proposé. Publier localement n'est pas une raison pour signer trop vite.

Les signaux de prudence

Il faut examiner avec réserve les offres qui demandent à l'auteur de financer tout ou partie de la publication tout en se présentant comme de l'édition classique. Dans le paysage français, la frontière entre compte d'éditeur, compte d'auteur, prestation de services éditoriaux et autoédition accompagnée peut parfois être floue dans la communication commerciale. Or, pour l'auteur, les implications sont très différentes en matière de risque financier, de diffusion réelle et de reconnaissance professionnelle. La vigilance est d'autant plus nécessaire en 2026 que les outils numériques permettent à de nombreuses structures de se présenter comme "éditeurs" sans assumer les fonctions traditionnelles de sélection, d'investissement, de diffusion et de travail de catalogue.

Ce que le marché du livre change concrètement pour les auteurs en juin 2026

Un marché toujours actif, mais plus exigeant

Le marché français du livre reste dynamique dans ses usages de lecture, avec une forte pratique du livre imprimé, tandis que les usages numériques et audio continuent de progresser. Le baromètre 2026 du SNE, de la Sofia et de la SGDL indique qu'une large majorité de Français a lu ou écouté au moins un livre en 2025, tout en soulignant aussi le développement du marché de l'occasion. (sne.fr)

Pour un auteur qui cherche à publier, cette situation est ambivalente. D'un côté, le livre reste un bien culturel central. De l'autre, la concurrence pour capter l'attention des lecteurs est forte, la rotation en librairie peut être rapide, et les éditeurs arbitrent avec prudence leurs programmes. Cela explique pourquoi la qualité du texte ne suffit pas seule : il faut aussi que le projet trouve sa place dans une économie éditoriale concrète.

Le poids de la diffusion et de la distribution

Beaucoup d'auteurs se concentrent sur la sélection du manuscrit et sous-estiment l'importance de la diffusion-distribution. Or un livre n'existe réellement sur le marché que s'il peut être référencé, présenté aux libraires, livré correctement et soutenu dans la durée. Les maisons d'édition ne sont pas égales sur ce point. Certaines disposent d'un dispositif solide, d'autres travaillent avec des partenaires extérieurs, et les plus petites structures peuvent avoir une présence plus ciblée. Cela n'empêche pas de publier de bons livres, mais cela change fortement les perspectives de visibilité.

Dans les Hauts-de-France, comme ailleurs, un auteur a donc intérêt à regarder non seulement le catalogue de l'éditeur, mais aussi sa capacité de circulation réelle : présence en librairie indépendante, participation aux salons, relation aux bibliothèques, qualité du site, clarté des métadonnées, suivi des nouveautés. Ce sont des indices concrets du sérieux éditorial, sans qu'ils permettent à eux seuls d'établir une hiérarchie absolue entre maisons.

L'effet des outils numériques et de l'IA

En juin 2026, les outils numériques et l'intelligence artificielle ont déjà modifié certaines pratiques périphériques de la chaîne du livre : préparation de textes, correction assistée, aide à la documentation, fabrication, référencement, communication ou gestion des métadonnées. Mais dans l'édition professionnelle, ils n'ont pas supprimé les exigences fondamentales de lecture, de sélection, d'accompagnement éditorial et de responsabilité juridique. Un manuscrit généré ou fortement assisté par IA sans travail d'auteur identifiable, sans cohérence stylistique ou sans sécurisation suffisante pose des questions de qualité, de traçabilité et parfois de droits. Les maisons d'édition peuvent adopter sur ce point des niveaux de vigilance différents, mais la tendance générale du secteur est à une attention accrue, pas à un relâchement des standards.

Faut-il absolument chercher un éditeur des Hauts-de-France ?

Non. Si la question est "comment publier un livre dans les Hauts-de-France ?", la réponse la plus juste est la suivante : il faut d'abord déterminer si la meilleure option consiste à publier depuis les Hauts-de-France, avec un éditeur des Hauts-de-France ou grâce aux réseaux professionnels des Hauts-de-France. Ce ne sont pas la même chose.

Si le projet a une portée locale ou régionale forte, un éditeur implanté dans la région peut être particulièrement pertinent. Si le projet relève d'un segment très spécialisé ou d'un marché national, un éditeur situé hors région peut être plus adapté. Enfin, si l'auteur a surtout besoin de comprendre le secteur, de tester son positionnement ou de rencontrer des professionnels, les réseaux régionaux du livre peuvent jouer un rôle utile même sans déboucher immédiatement sur une publication.

Quelle méthode adopter concrètement en 2026 ?

Construire une stratégie éditoriale réaliste

La démarche la plus sérieuse consiste à articuler plusieurs niveaux d'action. D'abord, finaliser le manuscrit. Ensuite, identifier le bon segment éditorial et les maisons réellement compatibles. Puis, préparer des envois ciblés et professionnels. En parallèle, il est utile de suivre la vie littéraire régionale, de connaître les acteurs des Hauts-de-France et d'observer comment les éditeurs présentent leurs catalogues et leurs auteurs.

Cette méthode évite deux erreurs fréquentes : croire qu'un bon texte "finira bien par trouver preneur" sans travail de ciblage, ou imaginer qu'une proximité géographique suffira à ouvrir les portes d'une maison d'édition. Dans la réalité professionnelle, ce sont la cohérence du projet, la qualité du texte, l'adéquation au catalogue et la capacité de l'éditeur à défendre le livre qui comptent d'abord.

Accepter la temporalité réelle de l'édition

Le monde de l'édition avance rarement au rythme immédiat attendu par les auteurs. Les lectures prennent du temps, les programmes se construisent à l'avance, les arbitrages économiques sont serrés et les maisons indépendantes disposent souvent de moyens humains limités. Cette temporalité ne doit pas être interprétée automatiquement comme du désintérêt. Elle reflète souvent le fonctionnement normal d'une filière où la sélection, la fabrication et la mise en marché exigent de l'anticipation.

Ce qu'un auteur des Hauts-de-France doit retenir

Publier un livre dans les Hauts-de-France en juin 2026, c'est avant tout entrer lucidement dans le fonctionnement réel de l'édition française. La région offre un environnement utile, avec des acteurs structurés, des réseaux professionnels, des politiques publiques du livre et une vie littéraire active. Mais elle ne modifie pas les règles de fond : un manuscrit doit trouver sa place dans une ligne éditoriale, convaincre un éditeur qui investit réellement sur le livre, puis s'inscrire dans une chaîne de diffusion et de distribution crédible. (culture.gouv.fr)

Pour l'auteur, la meilleure approche reste donc exigeante et nuancée : distinguer clairement compte d'éditeur, autoédition et prestations payantes, cibler des maisons pertinentes plutôt que nombreuses, comprendre le rôle du contrat d'édition, et tenir compte du contexte du marché du livre tel qu'il se présente en juin 2026, marqué à la fois par des usages de lecture solides, des transformations numériques, une vigilance économique accrue et une attention renforcée à la circulation réelle des livres. (sne.fr)

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