Depuis Bischheim, dans le Bas-Rhin, l'envoi d'un manuscrit suit les mêmes principes que dans le reste de la France, avec quelques différences selon le type de maison d'édition visé. Une petite maison d'édition locale, implantée en Alsace ou dans le Grand Est, peut parfois accorder davantage d'attention à des textes liés à la région, à la vie locale ou à des auteurs débutants. Une grande maison d'édition, plus connue et plus sollicitée, reçoit beaucoup plus de manuscrits et applique souvent une sélection plus stricte, avec des attentes précises sur la forme du dossier et le genre proposé. L'envoi par e-mail est aujourd'hui fréquent. Il permet d'adresser rapidement un texte, souvent en pièce jointe au format demandé, avec un message d'accompagnement court et soigné. Certaines maisons demandent uniquement un extrait, d'autres le manuscrit complet. Le courrier postal reste encore utilisé par quelques éditeurs, surtout quand les consignes le prévoient expressément. Dans ce cas, il faut respecter les indications sur le format, l'impression, l'anonymat éventuel et l'adresse exacte du service des manuscrits. Les documents demandés varient, mais un dossier comprend souvent le manuscrit, un synopsis qui résume l'intrigue ou le contenu, une note d'intention expliquant le projet, ainsi qu'une présentation de l'auteur avec quelques repères utiles. Ces éléments servent à situer le texte et à comprendre la démarche de l'auteur. Avant tout envoi, il est important de vérifier la ligne éditoriale de la maison choisie. Un roman jeunesse, un essai, un récit régional ou un texte poétique ne seront pas traités de la même manière selon les catalogues. Lire les consignes d'envoi évite les refus automatiques liés à un dossier incomplet ou mal présenté. Certaines maisons refusent les envois non sollicités, d'autres demandent d'attendre une période précise ou de passer par un formulaire dédié.