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Cas pédagogique fictif original

Faire coexister deux époques sur scène

Passer du souvenir à l’action présente grâce à un repère commun.

ThéâtrePublié le
Comédiens répétant une pièce à partir de leurs exemplaires du texte
Illustration générée par IA.

Récit original de départ

Récit original de départ

En réparant une lampe avec son fils, Jeanne se rappela la première fois où son père lui avait appris ce geste. Elle avait alors refusé de tenir l’outil, par peur de casser le verre. Aujourd’hui, son fils hésitait de la même manière.

Proposition de transposition

Proposition de transposition

Une table et une lampe débranchée. Jeanne et son fils. LE FILS — Je vais la casser. JEANNE — Pose-la d’abord. Elle pose sa propre main à plat sur la table. LA VOIX DU PÈRE — Pose-la d’abord. Jeanne se tourne vers une autre place de la table. JEANNE, plus jeune dans le souvenir — Et après ? LA VOIX DU PÈRE — Après, on regarde. LE FILS — Maman ? Jeanne revient vers lui. JEANNE — On regarde.

Installer un repère de passage

La phrase reprise et le geste sur la table ouvrent le souvenir. L’appel du fils ramène à la scène actuelle. La proposition ne nécessite pas de représenter tout l’atelier du passé, mais elle demande que le public distingue les interlocuteurs et les moments.

Préciser les choix de représentation

La voix du père pourrait venir d’un interprète visible ou d’une autre place du plateau. L’essai doit décider ce qui rend le passage lisible. Le texte reste ici un exercice de transposition ; il ne fournit pas d’instruction technique pour réparer une lampe, et l’accessoire de jeu doit être préparé en conséquence.

Évaluer ce que le souvenir apporte

Retirez les lignes du passé et gardez la réaction de Jeanne. Si la relation se comprend de la même façon, le souvenir est peut-être dispensable. Conservez-le lorsqu’il modifie le sens de son hésitation, de sa transmission ou de la phrase finale.