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Glossaire éditorial

Interligne

Notion de littérature, d'écriture et d'édition classée à la lettre I.

I

Définition

L’interligne désigne l’espace vertical qui sépare deux lignes de texte. En littérature, en écriture et en édition, il ne relève pas seulement d’un choix esthétique : il participe directement au confort de lecture, à la clarté de la page et à la préparation technique d’un manuscrit ou d’un livre imprimé. Il se règle généralement dans un logiciel de traitement de texte ou de mise en page, selon une valeur simple, double ou personnalisée, souvent exprimée en points. Un interligne trop serré peut rendre un texte dense, fatigant à lire et plus difficile à annoter. À l’inverse, un espacement excessif augmente artificiellement le nombre de pages, allonge le document et peut donner une impression de dispersion. Le bon réglage dépend notamment de la police utilisée, de sa taille, de la longueur des lignes, du genre de l’ouvrage et du support envisagé. Un roman composé dans une police classique n’appellera pas nécessairement le même interligne qu’un essai comportant des citations, des notes ou des tableaux. Lors de la rédaction d’un manuscrit, un interligne suffisamment aéré facilite les corrections. Il laisse de la place aux remarques manuscrites, aux annotations éditoriales et aux indications de révision. C’est pourquoi les consignes d’envoi de manuscrit demandées par certaines maisons d’édition prévoient un interligne déterminé, fréquemment double ou équivalent, avec des marges assez larges. Ces exigences permettent aux lecteurs, éditeurs ou correcteurs d’examiner le texte dans de bonnes conditions. Elles ne constituent pas nécessairement une règle universelle : les instructions propres à chaque maison doivent être vérifiées avant l’envoi. Dans la fabrication du livre, l’interligne fait partie de la composition typographique. Le maquettiste l’ajuste avec les autres paramètres de la page, comme le choix des caractères, les marges, l’alignement, les retraits de paragraphe et la justification. Son réglage influence le nombre final de pages, donc l’épaisseur de l’ouvrage et, dans certains cas, ses coûts d’impression. Il contribue aussi au rythme visuel : un texte bien espacé favorise une lecture fluide, tandis qu’une composition compacte peut convenir à certains ouvrages de référence, à condition de préserver la lisibilité.