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Question / réponse · Publier un livre

Comment créer un plan de communication pour promouvoir un livre ?

Publié le - Modifié le · 18 min de lecture
Illustration de la question Comment créer un plan de communication pour promouvoir un livre ?

Rédaction Édition Livre France. La préparation de cette réponse peut inclure une assistance automatisée, encadrée par notre . L'automatisation n'est pas considérée comme une source.

Construire un plan de communication pour un livre en 2026 suppose de penser à la fois comme un éditeur, comme un libraire et comme un lecteur

Créer un plan de communication pour promouvoir un livre ne consiste pas seulement à « faire parler » d'un titre au moment de sa sortie. Dans la réalité de l'édition française, un plan de communication efficace articule plusieurs dimensions : le positionnement éditorial du livre, l'identification de ses lecteurs potentiels, le calendrier de publication, les relais médiatiques, la présence en librairie, les usages numériques et la capacité de l'auteur à porter son texte dans la durée.

En juillet 2026, cette logique est encore plus importante qu'auparavant. Le marché du livre reste structuré par la diversité des circuits de vente, le rôle central des librairies, la coexistence du papier, du numérique et de l'audio, ainsi que par une concurrence accrue pour l'attention des lecteurs. Le baromètre 2026 des usages d'achat et de lecture rappelle d'ailleurs que les librairies demeurent un canal d'achat majeur pour les livres imprimés, tandis que les usages en ligne pèsent davantage pour le numérique et l'audio. Le marché de l'occasion continue aussi de progresser, ce qui modifie indirectement la façon dont les nouveautés sont défendues. (sne.fr)

Autrement dit, un bon plan de communication ne se résume ni aux réseaux sociaux, ni à l'envoi d'un communiqué de presse. Il doit relier la stratégie éditoriale, la commercialisation du livre, la diffusion, la distribution et la médiation. C'est précisément ce que font, à des degrés très variables, les maisons d'édition lorsqu'elles accompagnent une parution.

Commencer par définir ce que le livre doit atteindre

Un plan de communication n'a de sens que s'il repose sur un objectif clair

La première étape consiste à préciser ce que l'on cherche à obtenir. Souhaite-t-on faire connaître un premier roman, installer un auteur dans un genre, soutenir un essai dans le débat public, mobiliser une communauté déjà existante, favoriser la prescription en librairie, ou prolonger les ventes après les premières semaines ? La réponse ne sera pas la même selon le type d'ouvrage.

Dans une maison d'édition, la communication autour d'un livre est généralement pensée en lien avec la ligne éditoriale, le programme de parution, la saison, le potentiel de prescription et la place du titre dans le catalogue. Un ouvrage de littérature générale, un livre pratique, une bande dessinée, un roman jeunesse, un manga, un essai d'actualité ou un document n'appellent pas les mêmes outils ni le même rythme de mise en avant.

Pour un auteur, cela signifie qu'il faut d'abord répondre à une question simple : quelle est la promesse de ce livre, et à qui s'adresse-t-elle réellement ? Sans cette clarification, la communication devient dispersée, souvent bruyante, mais peu efficace.

Identifier le lectorat visé sans rester dans une définition abstraite

Dire qu'un livre s'adresse « à tout le monde » est rarement utile. Un plan de communication solide repose sur une définition plus concrète du lectorat : lecteurs habituels d'un genre, public scolaire ou universitaire, lecteurs de non-fiction, amateurs de romans historiques, communauté militante, lecteurs sensibles à certains thèmes, auditeurs de podcasts culturels, publics actifs sur des plateformes de recommandation, bibliothécaires, libraires spécialisés ou journalistes de rubriques précises.

Cette identification du lectorat influence tout : le ton des messages, le choix des médias, les lieux de rencontre, le type de visuels, le calendrier et même la manière de présenter le livre en une phrase. Dans le secteur du livre, cette cohérence est déterminante, car la communication fonctionne souvent par capillarité : libraires, prescripteurs, lecteurs engagés, clubs de lecture, salons, presse culturelle, réseaux sociaux spécialisés, podcasts, rencontres locales.

Comprendre le cadre réel de la communication du livre dans l'édition française

La communication ne remplace pas le travail éditorial et commercial

Dans les maisons d'édition, la promotion d'un livre ne dépend pas d'un seul service. Elle s'inscrit dans une chaîne plus large qui peut associer l'éditorial, le marketing, la communication, la diffusion commerciale, la relation libraires, les attachés de presse et parfois les responsables des droits ou du numérique. L'organisation varie fortement selon la taille de la structure. Une grande maison peut répartir ces missions entre plusieurs équipes ; une petite maison ou une structure indépendante les concentre souvent entre peu de personnes.

Il est donc essentiel de comprendre qu'un plan de communication n'est jamais totalement autonome. Il doit tenir compte de la date de mise en place en librairie, des argumentaires commerciaux, de la disponibilité des exemplaires, du service de presse, des déplacements possibles de l'auteur, des temps forts du secteur et de la concurrence éditoriale au même moment.

La librairie reste centrale, mais l'environnement de vente a évolué

En juillet 2026, la librairie physique conserve une place structurante dans la découverte et la prescription du livre imprimé, ce que confirment à la fois les données du SNE et les prises de position récentes des représentants de la profession. Le cadre français du prix unique du livre continue par ailleurs d'organiser la concurrence entre acteurs, tandis que l'encadrement des frais de livraison de livres commandés en ligne reste un sujet important pour l'équilibre des canaux de vente. En 2026, une décision du Conseil d'État est venue conforter ce dispositif, dans la continuité de la loi de 2021 visant à renforcer l'économie du livre. (sne.fr)

Pour un plan de communication, cette réalité a une conséquence directe : promouvoir un livre, ce n'est pas seulement générer de la visibilité numérique, c'est aussi créer les conditions de sa recommandation en librairie et de sa circulation dans les bons réseaux de prescription. Une campagne très visible en ligne peut rester décevante si le livre n'est pas correctement relayé sur le terrain, ou si le public visé achète principalement en librairie et non via des plateformes.

Le contexte 2026 renforce la nécessité d'une communication plus ciblée

Le secteur du livre évolue dans un environnement marqué par la fragmentation de l'attention, la pression économique sur certains acteurs de la chaîne, la montée des arbitrages budgétaires des ménages, le développement du marché de l'occasion et les interrogations sur la lecture des plus jeunes. Les travaux publiés ou relayés par le ministère de la Culture en 2026 insistent notamment sur le recul de la lecture chez les jeunes et sur la nécessité de renforcer les médiations. Les acteurs de la librairie évoquent également un climat d'incertitude économique persistant. (culture.gouv.fr)

Dans ce contexte, un plan de communication doit éviter la dispersion. Il vaut souvent mieux activer quelques relais cohérents, bien préparés et adaptés au public du livre, plutôt que multiplier les actions sans ligne directrice.

Structurer le plan de communication autour de phases précises

La phase amont : préparer le terrain avant la parution

Une promotion de livre commence avant la sortie. Cette phase amont sert à construire le récit de publication : de quoi parle le livre, pourquoi paraît-il maintenant, à quel courant ou à quelle actualité éditoriale peut-il être rattaché, quelles sont ses singularités, quels extraits ou quels angles peuvent intéresser la presse, les libraires ou les communautés de lecteurs.

Concrètement, cette période permet de préparer les éléments de base : présentation courte et longue du livre, biographie de l'auteur, argumentaire éditorial, choix des citations ou extraits, visuels exploitables, identification des interlocuteurs à cibler, planification des prises de parole, préparation du service de presse, anticipation des salons ou rencontres. Dans l'édition, ce travail est décisif parce qu'il conditionne la qualité des relais au moment de la mise en vente.

Pour un auteur publié en maison d'édition, une partie de ce travail peut être prise en charge ou encadrée par l'éditeur. Mais les pratiques diffèrent selon les structures, les genres, les moyens disponibles et la place accordée au livre dans le programme. Il ne faut donc pas supposer qu'un même niveau d'accompagnement existe partout.

La phase de lancement : rendre la parution visible au bon moment

Au moment de la sortie, l'objectif est de synchroniser les signaux. La communication doit idéalement converger avec la disponibilité réelle du livre, la mobilisation commerciale, les premières chroniques, les publications de l'auteur, les rencontres éventuelles et les prises de contact avec les médias ou prescripteurs. Si les actions sont mal coordonnées, l'intérêt suscité peut retomber avant même que le livre ne trouve son public.

Le lancement doit donc reposer sur un calendrier précis. Dans le monde éditorial, le timing compte énormément : rentrée littéraire, périodes de prix, saisons scolaires, fêtes, vacances, salons, cycles d'actualité, agenda médiatique, programmation des librairies. Un essai adossé à un débat public ne se travaille pas comme un roman de fonds ; un livre jeunesse ou pratique obéit souvent à d'autres logiques de saisonnalité.

La phase de prolongement : défendre le livre au-delà des premières semaines

Une erreur fréquente consiste à concentrer toute l'énergie sur la seule semaine de sortie. Or beaucoup de livres s'installent lentement. Dans la pratique éditoriale, certains titres bénéficient d'une seconde vie grâce à un prix, une sélection, un passage médiatique, une thématique redevenue actuelle, une recommandation de libraire, un bouche-à-oreille numérique ou un cycle de rencontres.

Le plan de communication doit donc prévoir des relances : nouveaux angles de présentation, mise en avant d'un extrait, publication d'un entretien, valorisation d'une rencontre, communication autour d'un salon, approche des bibliothèques, ciblage d'un média spécialisé, exploitation d'un temps fort thématique. Ce temps long est particulièrement important pour les essais, la littérature de fonds et certains livres à audience progressive.

Choisir les bons leviers de communication

La presse et les médias culturels

La relation presse reste un levier important, mais elle ne fonctionne pas de manière uniforme. Tous les livres n'ont pas vocation à passer dans les mêmes médias, et tous les médias ne traitent pas les livres de la même façon. Un bon plan de communication distingue généralement la presse nationale, la presse régionale, les médias spécialisés, les podcasts, les médias professionnels du livre, la radio, la presse magazine, les supports universitaires ou les médias communautaires.

Le point essentiel n'est pas d'envoyer partout, mais d'identifier les angles pertinents. Pour un roman, l'intérêt peut venir du style, du sujet, du parcours de l'auteur ou d'un ancrage territorial. Pour un essai, la valeur médiatique peut tenir à l'expertise, à une controverse, à une actualité ou à une capacité de vulgarisation. Pour un livre pratique, l'usage concret compte souvent davantage que le discours littéraire.

Les libraires, prescripteurs clés du livre imprimé

En France, les libraires demeurent des médiateurs essentiels. Leur rôle ne se limite pas à vendre ; ils sélectionnent, recommandent, mettent en avant, organisent des rencontres et contribuent à installer un titre dans un paysage éditorial très dense. Dans la promotion d'un livre, ils ne sont donc pas un canal parmi d'autres.

Un plan de communication sérieux intègre cette réalité. Cela suppose de penser aux outils utiles pour eux : argumentaire clair, compréhension rapide du positionnement du livre, disponibilité de l'auteur pour certaines rencontres, cohérence entre la couverture, le discours éditorial et le public visé. Toutes les maisons d'édition ne travaillent pas de la même manière avec le réseau des librairies, mais la logique de prescription demeure structurante. (sne.fr)

Les rencontres, salons et événements

La rencontre physique conserve une valeur particulière dans l'économie du livre. Festivals, salons, signatures, tables rondes, lectures, interventions en médiathèque, en librairie, en établissement scolaire ou en salon professionnel peuvent jouer un rôle important, à condition d'être cohérents avec le public visé et le type d'ouvrage.

Il ne s'agit pas d'imaginer qu'un événement suffit à lui seul à faire décoller un livre. En revanche, ces moments créent des contenus, de la crédibilité, du lien local et parfois un bouche-à-oreille durable. Ils sont souvent plus utiles lorsqu'ils s'inscrivent dans un ensemble plus large : présence presse locale, relais photo ou vidéo, publications de l'auteur, disponibilité du livre sur place, suivi après l'événement.

Les réseaux sociaux, utiles mais rarement suffisants à eux seuls

Les réseaux sociaux occupent une place importante dans la visibilité des livres, mais leur efficacité dépend du genre, du lectorat et de la manière dont ils sont utilisés. En 2026, ils restent des outils de recommandation, d'animation de communauté et de circulation d'extraits ou de formats courts, mais ils ne remplacent ni le travail de librairie, ni la critique, ni l'écosystème du livre.

La bonne approche consiste généralement à adapter les formats au livre : vidéo courte pour créer la curiosité, entretien plus posé pour un essai, visuel citationnel pour une publication partageable, carnet de création pour un roman graphique, extrait lu pour l'audio, photos d'événements pour nourrir la preuve sociale. Là encore, les pratiques varient fortement selon les publics. Ce qui fonctionne pour la romance, la jeunesse illustrée ou certaines non-fictions très communautaires ne se transpose pas automatiquement à la littérature générale ou aux sciences humaines.

Les influenceurs du livre et les communautés de lecteurs

La recommandation par des créateurs de contenu spécialisés dans le livre existe bel et bien, mais elle doit être abordée avec prudence. Tous les genres ne bénéficient pas du même niveau de circulation, et la compatibilité entre le livre et la communauté de l'influenceur est plus importante que sa seule audience. Dans certains segments, l'enjeu n'est pas la taille du compte, mais la crédibilité auprès de lecteurs fortement engagés.

Dans un plan de communication professionnel, il est souvent plus pertinent de cibler quelques relais cohérents que d'envoyer massivement le livre sans stratégie. Il faut aussi garder en tête que les relations entre éditeurs, auteurs et créateurs de contenu ne sont pas uniformes et qu'elles évoluent selon les usages du moment.

Élaborer un message éditorial vraiment exploitable

Formuler l'angle du livre

Un plan de communication devient opérationnel lorsqu'il transforme un manuscrit ou un ouvrage publié en message intelligible. Cela suppose de savoir résumer le livre sans l'appauvrir. Il faut pouvoir dire ce qu'il apporte, en quoi il se distingue, pourquoi il mérite l'attention maintenant, et pour quel lecteur il a été pensé.

Ce travail de formulation est proche du travail éditorial lui-même. Dans une maison d'édition, il s'appuie souvent sur le regard de l'éditeur, parfois sur celui du service commercial ou de la communication. Pour un auteur, il est utile d'aboutir à plusieurs versions du discours : une phrase très brève, une présentation plus développée, un angle presse et une formulation orientée lecteur.

Préparer des supports cohérents

Les supports de communication doivent être simples, fiables et cohérents entre eux. Une couverture, un texte de quatrième, une note d'intention, une biographie d'auteur, un visuel pour les réseaux, un communiqué, une photo, un extrait, un argumentaire libraire et une présentation pour les rencontres ne doivent pas se contredire. Si le livre est présenté comme exigeant dans un document, puis comme grand public dans un autre, le message perd en crédibilité.

Cette cohérence est d'autant plus importante en 2026 que les points de contact se multiplient. Un lecteur peut découvrir un livre par une vidéo, vérifier sa disponibilité en ligne, écouter un podcast avec l'auteur, puis l'acheter en librairie. Le plan de communication doit tenir ensemble ces différents moments.

Intégrer les évolutions récentes du secteur en juillet 2026

L'essor de l'audio et la coexistence des formats

Le livre ne se pense plus uniquement en format imprimé. Les usages du numérique et de l'audio sont désormais installés, même si leur poids et leurs circuits diffèrent selon les publics et les catégories éditoriales. Le baromètre 2026 du SNE montre précisément cette pluralité des pratiques de lecture et d'achat. Pour la communication, cela implique d'adapter certains contenus selon le format disponible : extrait audio, mise en avant d'une voix de lecture, argument spécifique pour le numérique, ou communication distincte selon les usages. (sne.fr)

Tous les livres n'existent pas dans tous les formats, et toutes les maisons d'édition n'ont pas la même stratégie sur ce point. Mais lorsqu'un titre est publié en papier, numérique et audio, il est pertinent de ne pas traiter ces éditions comme un simple doublon technique. Elles peuvent toucher des usages différents et appellent parfois des relais différents.

L'intelligence artificielle, entre outil pratique et sujet de vigilance

En juillet 2026, l'intelligence artificielle fait partie de l'environnement de travail de nombreux professionnels du contenu, y compris dans le livre. Le sujet concerne à la fois la production de textes promotionnels, la création d'images, le référencement, l'analyse d'audience et la gestion documentaire. Mais dans l'édition française, cette évolution s'accompagne aussi de fortes questions juridiques, contractuelles et éthiques, perceptibles notamment dans les ressources professionnelles publiées par le SNE. (sne.fr)

Pour promouvoir un livre, l'IA peut aider à décliner des formats, préparer des variantes de messages ou organiser un calendrier éditorial. En revanche, elle ne remplace ni la compréhension de la ligne éditoriale, ni la sensibilité au ton du livre, ni la relation avec les prescripteurs. Dans un secteur fondé sur la singularité des œuvres et le droit d'auteur, une communication trop automatisée peut rapidement sembler interchangeable et perdre toute portée culturelle.

Le contexte économique et écologique influence aussi la promotion

Le monde du livre reste attentif aux coûts de fabrication, aux équilibres logistiques, à la circulation des stocks et aux enjeux écologiques de la chaîne du livre. Le ministère de la Culture met en avant cette dimension de transition écologique appliquée à l'industrie du livre, de la production à la distribution. (culture.gouv.fr)

Dans un plan de communication, cela peut se traduire de manière concrète par une attention au ciblage des envois, à la sobriété des supports, au choix des déplacements, à la durée de vie des contenus et à la cohérence entre discours public et pratiques réelles. Il ne s'agit pas d'un argument automatique à mettre en avant pour tous les livres, mais d'un cadre de plus en plus présent dans les décisions du secteur.

Adapter le plan selon le type d'éditeur et la situation de l'auteur

Dans une maison d'édition installée

Lorsqu'un auteur est publié par une maison d'édition disposant d'une diffusion structurée et d'un service de communication identifié, le plan de promotion est généralement intégré à un ensemble plus large. L'auteur n'en maîtrise pas nécessairement tous les paramètres. Certaines décisions relèvent du programme général, du budget alloué, de la saison, des arbitrages internes et du potentiel perçu du titre.

Il est donc utile pour l'auteur de comprendre que la communication du livre s'inscrit dans une logique de catalogue. Un éditeur ne promeut pas seulement un ouvrage, mais un ensemble de parutions à répartir dans le temps et entre différents niveaux de priorité. Cette réalité n'est ni anormale ni spécifique à une maison en particulier ; elle relève du fonctionnement même de l'édition.

Dans une petite structure ou chez un éditeur indépendant

Dans une structure plus légère, la communication peut être plus artisanale, plus souple et parfois plus incarnée, mais aussi plus contrainte en moyens humains et financiers. L'auteur peut alors être davantage sollicité pour participer aux prises de parole, aux rencontres, aux contenus et au relais sur ses propres canaux.

Ce modèle peut être très efficace si la stratégie est claire et si le livre trouve des relais réellement mobilisables. En revanche, il exige souvent une bonne coordination entre l'éditeur et l'auteur, ainsi qu'une vision réaliste des efforts que chacun peut fournir.

Pour un auteur qui s'autoédite ou qui prépare son projet en amont

Un auteur en autoédition ou en phase de préparation d'un manuscrit doit penser encore plus tôt à son plan de communication, car il ne bénéficiera pas automatiquement des médiations habituelles d'une maison d'édition. Cela suppose de travailler le positionnement du livre, les relais crédibles, le calendrier, la disponibilité commerciale et la cohérence entre publication et promotion.

Il faut cependant éviter une idée trompeuse : la communication ne compense pas l'absence de travail éditorial, de correction, de fabrication soignée ou de stratégie de diffusion. Dans le livre, la visibilité seule ne suffit pas durablement si le produit éditorial n'est pas solide.

Éviter les erreurs les plus fréquentes

Confondre notoriété de l'auteur et cible réelle du livre

Un auteur peut disposer d'une communauté importante sans que celle-ci corresponde au lectorat naturel de son livre. À l'inverse, un auteur peu connu peut trouver ses lecteurs si le livre est bien positionné et relayé par les bons prescripteurs. Le plan de communication doit donc partir du livre lui-même, et non d'une projection abstraite de visibilité.

Faire reposer toute la stratégie sur un seul canal

Un plan entièrement centré sur Instagram, TikTok, la presse ou les signatures en librairie présente une fragilité évidente. Dans le secteur du livre, les effets proviennent souvent de la combinaison de plusieurs relais modestes mais cohérents. La diversité contrôlée vaut mieux qu'une dépendance totale à un seul levier.

Négliger la temporalité longue du livre

Certains ouvrages fonctionnent vite, d'autres lentement. Certaines publications vivent d'abord par la presse, d'autres par la librairie, d'autres par les réseaux, d'autres encore par les recommandations d'enseignants, de bibliothécaires ou de spécialistes. Un plan de communication mature prévoit cette possibilité et ne juge pas tout uniquement sur les premiers jours.

Ce qu'un bon plan de communication doit contenir concrètement

Dans sa forme la plus utile, un plan de communication pour un livre comporte au minimum un positionnement clair du titre, une définition du lectorat visé, un calendrier avant et après parution, des messages adaptés aux différents interlocuteurs, une sélection de relais cohérents, une articulation avec la librairie et les circuits de vente, ainsi qu'un rôle explicite attribué à l'auteur et à l'éditeur.

Il doit également rester réaliste. Dans l'édition française, tous les livres ne reçoivent pas le même niveau d'exposition, et tous les éditeurs n'ont pas les mêmes ressources. La qualité d'un plan ne se mesure donc pas à son volume d'actions, mais à sa pertinence, à sa cohérence et à sa capacité à soutenir le livre dans son véritable écosystème de publication.

Promouvoir un livre, c'est organiser une rencontre durable entre une œuvre et ses lecteurs

La meilleure manière de créer un plan de communication pour promouvoir un livre consiste à penser ensemble le texte, son public, son moment de publication et les intermédiaires qui permettent la rencontre. Dans le contexte de juillet 2026, cet exercice demande une compréhension lucide du marché : importance persistante des librairies, diversification des formats, pression sur l'attention, montée de l'occasion, transformation des usages numériques, vigilance autour de l'IA et maintien d'un cadre français fortement structuré par le prix unique du livre. (sne.fr)

Pour un auteur comme pour un professionnel du livre, l'enjeu n'est donc pas de « faire du bruit » à tout prix, mais de bâtir une stratégie de communication éditorialement juste, commercialement cohérente et compatible avec les réalités concrètes de la chaîne du livre. C'est cette articulation, plus que la multiplication des outils, qui donne à une promotion ses meilleures chances d'être utile.

Sélection de maisons d'édition en France

Les Trois Colonnes publie des ouvrages de genres variés, notamment romans, essais, biographies et récits, dans le cadre d'un modèle d'édition participative accompagné de services éditoriaux.
Baudelaire privilégie une tradition littéraire classique, publiant notamment poésie, romans, essais et jeunesse, avec une attention portée à la langue, aux idées et à la qualité éditoriale.
" Vérone " privilégie une littérature générale, publiant notamment romans, poésie, autobiographies, recueils de nouvelles et essais, tout en indiquant rechercher des manuscrits se distinguant par leur originalité.
Anne Carrière publie principalement de la littérature française et étrangère, ainsi que des récits, documents et essais, abordant des sujets contemporains, historiques ou de société dans un catalogue varié.
Denoël publie principalement littérature française et étrangère, polars, science-fiction, fantasy, documents, beaux livres et romans graphiques, reflétant un catalogue littéraire ouvert à plusieurs genres.
Bayard Jeunesse publie des albums, romans, documentaires, bandes dessinées et livres d'activités destinés aux enfants et adolescents, en associant récits, découverte du monde, culture et apprentissage.
Presses de la Cité publie principalement des romans et récits destinés au grand public, couvrant notamment le suspense, le polar, les sagas, l'aventure, les témoignages et la littérature d'anticipation.
Stock développe une ligne éditoriale généraliste associant littérature française et étrangère, essais et documents, avec une attention déclarée aux littératures mondiales, aux enjeux sociétaux et aux débats intellectuels contemporains.
Dans ses collections, " Charleston " publie principalement des romans de littérature contemporaine, française et étrangère, souvent centrés sur des personnages féminins, ainsi que des sagas, comédies et récits historiques.
P. O. L présente une activité éditoriale à situer selon son catalogue, ses collections et les informations qu'elle publie. Consultez sa fiche pour vérifier sa ligne éditoriale et ses modalités de soumission.
" Le Cherche Midi " développe une ligne généraliste associant littérature française et étrangère, thrillers, témoignages, humour, beaux livres, ouvrages pratiques et santé, avec un goût revendiqué pour l'indépendance d'esprit.
Grasset privilégie la littérature, française et étrangère, tout en publiant des essais, documents et ouvrages jeunesse, au sein d'un catalogue organisé en diverses collections éditoriales distinctes.