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Glossaire éditorial

Finition mate

Notion de littérature, d'écriture et d'édition classée à la lettre F.

F

Définition

La finition mate désigne l’aspect de surface appliqué à la couverture d’un livre après son impression. Contrairement à une finition brillante, qui réfléchit fortement la lumière, elle offre un rendu doux, peu réfléchissant et généralement plus sobre. Elle peut être obtenue par le choix d’un papier couché mat ou par l’ajout d’un pelliculage mat, c’est-à-dire d’un film protecteur très fin posé sur la couverture imprimée. Dans l’édition, ce terme concerne donc principalement la fabrication matérielle de l’ouvrage, et non le contenu littéraire du texte. Le choix d’une finition mate participe à l’identité visuelle d’un livre. Elle est souvent retenue pour des romans, des essais, des recueils de poésie ou des ouvrages dont la couverture recherche une apparence élégante, discrète ou contemporaine. Les couleurs y paraissent en général moins éclatantes qu’avec un vernis brillant, mais les aplats, les textures et certaines illustrations peuvent gagner en profondeur. Cette finition limite aussi les reflets sous un éclairage direct, ce qui facilite la lecture des informations imprimées sur la première ou la quatrième de couverture. Sur le plan pratique, une couverture mate peut être plus sensible aux traces de doigts, aux frottements et aux rayures qu’une couverture brillante, selon le type de pelliculage utilisé. Des options de protection renforcée existent toutefois, notamment des pelliculages mats anti-rayures. Le choix doit être discuté avec l’imprimeur, le fabricant ou la maison d’édition, car il influence le coût de production, le rendu des couleurs et la résistance du livre lors de son transport, de sa mise en rayon et de sa manipulation par les lecteurs. Pour un auteur qui envoie un manuscrit, la finition mate n’est habituellement pas un élément déterminant à ce stade : les éditeurs évaluent d’abord le texte, sa cohérence et son adéquation à leur ligne éditoriale. Elle devient pertinente après l’acceptation du projet, au moment de la conception de la couverture et de la préparation technique du livre. Dans le cas de l’autoédition, ce choix relève plus directement de l’auteur, qui doit vérifier les contraintes proposées par la plateforme d’impression, notamment les formats de couverture compatibles et les différences de rendu entre l’écran et le produit imprimé.