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Glossaire éditorial

À-valoir

Notion de littérature, d'écriture et d'édition classée à la lettre A.

A

Définition

Dans le domaine de l’édition, l’à-valoir désigne la somme versée par une maison d’édition à un auteur lors de la signature d’un contrat de publication, ou selon l’échéancier prévu par ce contrat. Il constitue une avance sur les droits d’auteur que le livre est susceptible de générer par ses ventes futures. Cette somme n’est donc pas, en principe, un paiement supplémentaire venant s’ajouter aux droits : elle est imputée sur les redevances dues à l’auteur. Concrètement, l’éditeur estime le potentiel commercial de l’ouvrage, son public, son format, son prix de vente et les conditions de sa diffusion. Il peut alors proposer un à-valoir, dont le montant varie fortement selon la notoriété de l’auteur, le genre littéraire, les perspectives de vente et la politique de la maison. Un premier roman, un essai spécialisé, un album illustré ou un livre écrit par un auteur déjà reconnu ne donnent pas nécessairement lieu aux mêmes conditions. L’à-valoir peut être versé en une seule fois, mais il est souvent réparti en plusieurs étapes : à la signature du contrat, à la remise du manuscrit définitif, puis parfois à la publication. Les modalités précises doivent figurer dans le contrat d’édition, de même que le taux des droits d’auteur, les supports concernés, la durée de cession des droits et les conditions d’exploitation de l’œuvre. Lorsque le livre commence à se vendre, les droits calculés au bénéfice de l’auteur servent d’abord à « couvrir » l’à-valoir déjà perçu. Tant que le montant des droits cumulés reste inférieur à cette avance, aucun versement complémentaire n’est généralement dû. Une fois l’à-valoir amorti, l’auteur perçoit les droits prévus par le contrat, selon la périodicité des redditions de comptes. L’à-valoir ne doit pas être confondu avec la prise en charge des frais de fabrication, de correction, de mise en page, d’impression ou de diffusion : dans l’édition à compte d’éditeur, ces dépenses relèvent normalement de l’éditeur. Son existence peut signaler un engagement financier de la maison envers le projet, mais son absence ne suffit pas à apprécier la qualité d’un contrat. L’auteur a intérêt à examiner l’ensemble des clauses avant de signer, y compris lorsqu’un manuscrit a été retenu après plusieurs envois.