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Glossaire éditorial

Droits audio

Notion de littérature, d'écriture et d'édition classée à la lettre D.

D

Définition

Les droits audio désignent les droits d’exploiter une œuvre littéraire sous une forme sonore. Ils permettent notamment de transformer un roman, un essai, un livre jeunesse ou un texte pratique en livre audio, en lecture enregistrée, en feuilleton sonore ou, selon les cas, en adaptation destinée à une diffusion numérique, radiophonique ou sur support physique. Ils constituent une modalité distincte de l’exploitation imprimée ou numérique d’un ouvrage : publier un livre en papier ne donne pas automatiquement le droit d’en produire une version lue et enregistrée. Dans le cadre de l’édition, ces droits appartiennent en principe à l’auteur ou à l’autrice, sauf s’ils ont été cédés par contrat à un éditeur ou à un autre exploitant. Le contrat doit préciser avec suffisamment de clarté l’étendue de la cession : les formats concernés, la langue, les territoires de diffusion, la durée d’exploitation, les éventuelles exclusivités et les conditions de rémunération. Cette précision évite qu’une autorisation donnée pour un livre audio en français soit interprétée comme couvrant d’autres usages, tels qu’une adaptation sonore dans une autre langue ou une diffusion sur de nouveaux supports. L’utilité des droits audio est double. Pour l’auteur, ils ouvrent une possibilité de toucher de nouveaux lecteurs, notamment les personnes qui privilégient l’écoute, rencontrent des difficultés de lecture ou consomment des contenus pendant leurs déplacements. Pour l’éditeur, ils permettent d’envisager une diffusion complémentaire et d’adapter la stratégie de publication aux pratiques d’écoute. La valorisation audio peut aussi prolonger la visibilité d’un titre déjà paru. La fabrication d’un livre audio implique cependant plusieurs étapes : choix du ou des interprètes, enregistrement, direction artistique, montage, contrôle de la qualité sonore et diffusion par des plateformes ou des librairies spécialisées. Ces opérations génèrent des coûts et peuvent faire intervenir des droits voisins, en particulier ceux des comédiens ou des producteurs de l’enregistrement. Le texte lu reste protégé par le droit d’auteur, tandis que l’enregistrement final bénéficie d’une protection propre. Lors de l’envoi d’un manuscrit, il peut être utile de vérifier si le projet a déjà fait l’objet d’une exploitation audio ou s’il est libre sur ce point. En cas de proposition éditoriale, l’attention portée à la clause relative aux droits audio permet de comprendre qui pourra produire l’enregistrement, dans quelles conditions et avec quelle contrepartie financière.