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Glossaire éditorial

Dépôt de manuscrit

Notion de littérature, d'écriture et d'édition classée à la lettre D.

D

Définition

Le dépôt de manuscrit désigne l’action par laquelle un auteur confie le texte de son ouvrage à un tiers, le plus souvent une maison d’édition, afin qu’il soit examiné en vue d’une éventuelle publication. Dans ce sens éditorial, il correspond à l’envoi organisé d’un manuscrit, généralement achevé ou suffisamment avancé, accompagné lorsque cela est demandé d’éléments de présentation : synopsis, note d’intention, biographie de l’auteur ou informations sur le genre et le lectorat visé. Le dépôt peut être réalisé par voie postale, par courrier électronique ou au moyen d’un formulaire prévu par l’éditeur. Cette démarche ne vaut pas acceptation du livre ni engagement contractuel de la part de la maison d’édition. Elle permet au comité de lecture, à un éditeur ou à un lecteur mandaté d’évaluer la qualité littéraire du texte, sa cohérence, son potentiel de publication et son adéquation avec la ligne éditoriale de la structure sollicitée. Les conditions de réception, les délais de réponse et les formats acceptés varient selon les éditeurs. Il est donc utile de vérifier les consignes propres à chaque maison avant tout envoi, notamment si elle n’accepte que les soumissions numériques ou si elle ne reçoit pas de manuscrits non sollicités. Le terme peut également recouvrir une dimension de preuve. Un auteur peut souhaiter déposer son manuscrit auprès d’un organisme ou utiliser un procédé permettant de dater l’existence de son texte. Cette précaution vise à constituer un élément de preuve en cas de contestation sur la paternité de l’œuvre. Elle ne crée toutefois pas automatiquement un droit d’auteur : en France, la protection naît en principe du seul fait de la création d’une œuvre originale, à condition que celle-ci soit identifiable. Dans le parcours de publication, le dépôt de manuscrit constitue ainsi une étape située entre l’écriture et la fabrication du livre. S’il est retenu, il peut conduire à des échanges éditoriaux, à un travail de correction, de réécriture ou de préparation de copie, puis à la signature d’un contrat. Le texte entre alors dans une chaîne plus large comprenant la mise en page, l’impression ou la production numérique, la commercialisation et la diffusion auprès des librairies, des bibliothèques et des lecteurs.