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Glossaire éditorial

Backlist

Notion de littérature, d'écriture et d'édition classée à la lettre B.

B

Définition

Dans le secteur du livre, le terme « backlist », souvent traduit par « fonds de catalogue », désigne l’ensemble des ouvrages déjà publiés par une maison d’édition et qui restent disponibles à la vente après leur période de lancement. Il s’oppose à la « frontlist », qui regroupe les nouveautés paraissant sur une saison ou une année éditoriale donnée. Un roman publié depuis plusieurs années, un essai régulièrement réimprimé, un classique contemporain ou un guide actualisé à intervalles réguliers peuvent ainsi appartenir à la backlist d’un éditeur. La présence d’un titre dans une backlist ne signifie pas qu’il est ancien, dépassé ou peu vendu. Au contraire, certains livres réalisent l’essentiel de leurs ventes sur la durée, grâce au bouche-à-oreille, aux recommandations de libraires, aux programmes scolaires, aux adaptations audiovisuelles ou à l’actualité de leur sujet. Pour une maison d’édition, le fonds constitue souvent une ressource économique importante : les frais éditoriaux initiaux, tels que la préparation du texte, la correction, la couverture et la mise en page, ont déjà été engagés. Les revenus issus des ventes ultérieures peuvent donc contribuer à financer de nouveaux projets. La backlist suppose néanmoins un suivi concret. L’éditeur doit vérifier que les droits d’exploitation sont toujours en vigueur, maintenir le livre dans ses outils de diffusion et s’assurer de sa disponibilité. Selon les ventes, l’ouvrage peut rester stocké chez le distributeur, être réimprimé, proposé à l’impression à la demande ou, au contraire, devenir indisponible. La fabrication peut aussi évoluer : nouvelle couverture, correction d’erreurs, changement de format ou publication en version numérique. Pour un auteur qui prépare un envoi de manuscrit, observer la backlist d’une maison permet de mieux comprendre sa ligne éditoriale. Elle renseigne sur les genres publiés, les thèmes suivis dans le temps, le format des ouvrages et la manière dont l’éditeur construit son catalogue. Un manuscrit peut être jugé non seulement pour sa qualité propre, mais aussi pour sa cohérence avec ce fonds, sans reproduire trop étroitement un titre déjà présent.