Glossaire éditorial
Accord de traduction
Notion de littérature, d'écriture et d'édition classée à la lettre A.
Définition
L’accord de traduction désigne l’accord juridique qui permet de faire traduire une œuvre et d’en organiser l’exploitation dans une autre langue. Dans le secteur du livre, l’expression peut recouvrir deux réalités complémentaires. D’une part, une maison d’édition obtient du titulaire des droits de l’œuvre originale, souvent l’auteur, son agent ou l’éditeur d’origine, l’autorisation de publier une version traduite. D’autre part, l’éditeur conclut généralement un contrat avec le traducteur chargé de créer cette version française ou étrangère. La traduction ne consiste donc pas seulement à transposer des mots : elle suppose une autorisation préalable, car traduire une œuvre protégée relève du droit d’auteur. (legifrance.gouv.fr) L’accord précise habituellement l’œuvre concernée, les langues de départ et d’arrivée, les territoires de commercialisation, les formats autorisés, tels que le livre imprimé, le numérique ou l’audio, ainsi que la durée de l’exploitation. Il peut aussi définir les conditions financières : avance éventuelle versée au détenteur des droits étrangers, rémunération du traducteur, pourcentage sur les recettes, modalités de reddition des comptes et partage des revenus provenant de cessions à des tiers. Chaque droit accordé doit être identifié de façon suffisamment précise, notamment selon son étendue, sa destination, le lieu et la durée prévus. (legifrance.gouv.fr) Le traducteur est l’auteur de sa traduction, tout en respectant les droits attachés à l’œuvre première. Son travail peut nécessiter des échanges avec l’éditeur sur le ton, les références culturelles, les noms propres, les notes ou les contraintes de collection. L’accord ou le contrat de traduction peut également prévoir un calendrier de remise, des phases de relecture et de correction, les conditions de validation du texte, la mention du nom du traducteur et le traitement des modifications ultérieures. (sgdl.org) Dans le processus éditorial, cet accord doit être sécurisé avant la fabrication du livre et sa mise en diffusion. Il conditionne la possibilité de confier le texte à un traducteur, de préparer la couverture, d’imprimer l’ouvrage, de le proposer aux libraires ou de le distribuer sur les plateformes numériques. Lorsqu’un manuscrit est soumis à une maison d’édition en vue d’une traduction, l’intérêt littéraire ou commercial du projet ne suffit pas : la disponibilité effective des droits de traduction demeure un point déterminant. Édition Livre France
