Droits étrangers

Glossaire littérature & édition - Lettre D.

Définition

Dans le secteur de la littérature, de l’écriture et de l’édition, le terme « droits étrangers » désigne les droits permettant à une œuvre, qu’il s’agisse d’un roman, d’un essai, d’un album jeunesse ou de tout autre ouvrage littéraire, d’être publiée, traduite, adaptée ou diffusée dans un pays autre que celui de sa première publication. Lorsqu’un auteur signe un contrat avec une maison d’édition, il peut alors céder à cette dernière les droits d’exploitation de son livre pour le territoire national, mais également pour tous les territoires étrangers, souvent par le biais de contrats distincts ou de licences. Les droits étrangers concernent non seulement la traduction de l’œuvre en d’autres langues, mais aussi l’adaptation sous divers formats, comme l’édition audio, numérique ou l’adaptation audiovisuelle, lorsque l’accord couvre ces aspects. Les maisons d’édition jouent un rôle central dans la gestion des droits étrangers. Elles peuvent proposer un manuscrit ou une œuvre publiée à des éditeurs étrangers lors de salons professionnels ou de foires du livre, facilitant ainsi la circulation des créations à l’international. La cession de ces droits permet à un livre français d’être diffusé, publié et apprécié dans d’autres cultures, et offre à l’auteur comme à son éditeur des revenus supplémentaires issus de l’exploitation à l’étranger. Cette pratique est aujourd’hui essentielle dans le parcours d’un ouvrage, car elle maximise sa visibilité et le potentiel de rayonnement des créations. La gestion des droits étrangers implique également des négociations contractuelles spécifiques, notamment sur le partage des revenus, la durée des droits ou les obligations liées à la fabrication du livre dans un autre contexte éditorial. L’importance de ces droits se reflète dans la stratégie de nombreuses maisons d’édition lors de la sélection et de la promotion des manuscrits.

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